La ville de Jacquot autrefois et aujourd'hui
« Aix-les-Bains » 

Aix-les-Bains est une ville française, des Alpes du Nord, qui tire son toponyme du latin « aquis » signifiant « aux eaux ». Ses sources d’eau chaude étaient déjà connues des Romains. Erigé en centre ville, l’arc de Campanus, nous rappelle ce passé.

 

A l’époque de Jacquot les eaux d’Aix étaient déjà très réputées. Les patients venaient de toute l’Europe pour bénéficier des bienfaits d’une cure thermale alliant bains et massages durant la période estivale. Ces soins étaient très efficaces.

 

​On les pratiquait dans un bâtiment spécial « L’Etablissement Thermal ». Après le bain d’eau chaude les patients ressentaient le besoin de se reposer ou même de dormir. Enveloppés dans des serviettes pour qu’ils ne prennent pas froid, on les remmenait alors à leur hôtel au moyen d’une chaise à porteur recouverte d’un tissu, un peu comme une tente.

 

La station thermale attirait une clientèle aisée et  distinguée, qui aimait bien s’habiller à la dernière mode.

 

De nos jours on fait  encore des cures thermales à  Aix-les-Bains dans un nouveau bâtiment reconstruit sur les hauteurs de la ville.

« Le Grand Port »

L’histoire commence au printemps 1885 quand Jacquot vivait encore au Grand Port, au bord du lac du Bourget, le plus grand lac naturel de France.  Nous sommes en Savoie et la montagne, que l’on voit en arrière-plan, s’appelle la Dent du Chat.

Aujourd’hui le Grand Port est un port de plaisance très animé. A l’époque de Jacquot c’était différent, il y avait beaucoup de marécages et seulement quelques maisons de pêcheurs peu éloignées du rivage. De nos jours la ville s’étend jusqu’au Grand Port. Pour les gens de l’entourage de la reine Victoria, une promenade à pied jusqu’au Grand Port avait tout d’une aventure !

Il reste encore quelques pêcheurs professionnels sur le lac du Bourget qui vendent leur pêche au marché.

« Le Poste aux ânes »

Au « Poste aux ânes » on trouvait facilement des ânes à louer pour une promenade en ville ou dans ses environs.

 

Le Poste aux ânes se situait au milieu de la rue de Genève. Les ânes étaient si nombreux qu’on en rencontrait partout en ville.

« La villa Victoria »

Pour ses trois villégiatures à Aix-les-Bains en 1885, 1887 et 1890, la reine Victoria  choisit les villas Mottet comme lieu de résidence. Ces villas étaient des dépendances de l’hôtel de l’Europe. On changea le nom en « villa Victoria » en son honneur.

 

L’entourage de la Reine se composait de membres de sa famille, de serviteurs, de son docteur et de ses secrétaires. Même en vacances, elle consacrait une partie de sa matinée à travailler car chaque jour elle recevait un abondant courrier auquel elle devait répondre.

 « Les parcs » 

La reine Victoria aimait beaucoup faire des excursions, visiter les parcs et admirer les paysages. Comme  elle avait du mal à marcher elle avait fait acheminer une petite voiture que tirait un poney. Cependant en découvrant les chemins pentus et escarpés des environs d’Aix la Reine décida qu’un âne serait mieux adapté.

De nos jours de nombreux bâtiments entourent la villa Victoria mais à l’époque de Jacquot elle se trouvait au milieu d’un grand et beau parc. Il y avait même une grotte artificielle dans laquelle il était amusant de jouer. Aujourd’hui on a construit un hôtel à la place de la grotte mais il reste un joli parc.

« Le chemin de fer »

Une longue distance séparait Aix-les-Bains de l’Angleterre, le pays de la Reine. Il lui était difficile de s’absenter très longtemps. Heureusement le chemin de fer avait rendu les voyages plus rapides. Elle voyageait dans ses propres wagons.

 

Jacquot aussi quitta Aix par le train qui longeait le bord du lac du Bourget. Aujourd’hui on emprunte le même itinéraire sur lequel on peut encore voir deux tours sardes gardant l’entrée et la sortie du tunnel de Brison.

« Fêter Jacquot aujourd’hui »

Chaque année une petite fête est organisée à Aix-les-Bains, place du Revard. Elle rappelle une tradition aixoise qui consistait à fêter l’anniversaire de la reine Victoria, le 24 mai, et contribue à promouvoir le patrimoine britannique de la ville.

En 2015 un lointain descendant de Jacquot s’est joint à la fête pour le plus grand plaisir de tous, y compris de M. le maire, Dominique Dord. Quelle belle façon de souligner la contribution de Jacquot à l’histoire locale !

Et qui sait si, à force d’entendre raconter des histoires sur la Reine et l’Ecosse du temps de Jacquot, notre gentil petit âne n’aurait pas lui aussi eu envie de rentrer dans la danse écossaise !